Inondations, tempêtes, séismes… Quels risques pour nos réseaux de radiocommunications ?

Inondations, tempêtes, séismes… Quels risques pour nos réseaux de radiocommunications ?

Sommes-nous devenus dépendants aux réseaux de télécommunications ?

Comment assurer les communications en cas de crise ?

Il y a quelques jours en regardant le journal télévisé j’ai appris que suite aux violentes intempéries dans les Alpes Maritimes, plusieurs villages avaient été totalement coupés du monde : plus d’eau courante, plus de moyens de communications, plus d’internet et plus d’électricité !

Au-delà de l’aspect dramatique des vies humaines perdues et des dégâts colossaux que la tempête Alex a engendré, je m’interroge sur la fiabilité et la résilience de nos réseaux de radiocommunications actuels, (GSM, 2/3/4/5G, INPT…).

Devant mon poste de télévision le journaliste disait : « Les secours s’organisent et communiquent par talkie-walkie, quand c’est possible ».

Comment en arrive-t-on là ? A l’heure du tout numérique ultra-connecté, comment nos réseaux de télécommunications finissent-ils par rendre l’âme ?

La réponse est à mon sens assez simple : Plus il y a d’interconnexions et plus ces réseaux sont fragiles. Des problèmes techniques, ou bien climatiques jusqu’aux cyberattaques, les risques de black-out sont bel et bien réels.

Lorsque ces réseaux « tombent », comment assurer une continuité des communications entres les différents services de secours et certains décideurs locaux (élus / mairies) ?

Pour y pallier il existe des solutions simples, sécurisées et très rapides à mettre en œuvre :

  • Un radioamateur du secteur équipé
  • Une valise embarquant relais radio à déploiement rapide (DMR, dPMR, NXDN, P25, TETRA, TETRAPOL, etc.)
  • Un lot de radios portatives type talkie-walkie (ou une radio satellitaire)
  • De quoi alimenter le tout (batteries de voiture, groupes électrogène, panneaux solaires…)
  • C’est tout !

De telles solutions existent déjà sur le marché et sont même prêtes à l’emploi !

Que ces solutions exploitent des communications analogiques ou numériques elles vous permettront à coups sûr de répondre à vos besoins de communications en cas de coups durs ! Et elles peuvent même vous offrir aussi un haut niveau de sécurité (chiffrement des échanges, cryptographie) pour éviter les oreilles indiscrètes (par exemple : des journalistes équipés de scanners qui chercheraient à espionner les secours)

Alors qu’est-ce que l’on attend pour mieux évaluer les risques et équiper les communes AVANT qu’un sinistre ne survienne ?

Face à la multiplication et à l’intensification des phénomènes climatiques, sera-t-on prêt à faire face à aux prochaines tempêtes en France et dans le monde ?

Je n’en suis pas si sûr…

Louis-Erig HERVE

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